Samedi, Avril 28, 2007

Full mind party

Ca parlait tellement dans ma tête, en français, en anglais et même en chinois, que j’ai décidé de tenter un nouveau langage : le silence. Très éloquent parfois, très bruyant à sa façon, très pratique dans ces pays d’Asie où il semble bien que, à défaut de le trouver dans l’environnement immédiat, les gens soient capables de le générer à l’intérieur d’eux-mêmes.

J’ai donc mis le cap sur la Thaïlande, armée de deux t-shirts et de deux pantalons, et de mon livre de chinois car j’avais du mal à renoncer, tout de même, à mon apprentissage forcené de la langue du Milieu, et gardais un fond de scepticisme quant à ma capacité à chercher trop longuement ce silence promis…

Après révision de la géographie locale, il s’est avéré que la Thaïlande ne touchait pas la Chine, même si elle semble lui avoir laissé comme un morceau d’elle-même, dans le Sud du Yunnan, dans ce Xishuangbanna peuplé de Dai à l’écriture vernaculaire et au goût prononcé pour le piment, la citronnelle et les feuilles de bananiers. Le chinois, avec ses quelques sonorités démultipliées par quatre tonalités, arrive toujours à redonner un peu de poésie han à des noms forgés d’un autre air : sipsawng pa na, « douze provinces rizicoles », devient ainsi quelque chose comme « la double terre ajoutée à l’Ouest », ou « le territoire de l’Ouest aux deux têtes solidement adjointes », mais c’est la mon interprétation, les caractères chinois offrant quant à eux des possibilités bien plus larges de laisser libre cours à son imagination…

Pour rejoindre le cœur du Royaume des Eléphants, et la source originelle d’où s’écoulent ces sonorités en forme de nouilles, il faut descendre le Mékong. Ou survoler la jungle, mais j’ai opté quant à moi pour la version longue, avec changements successifs de décors, jusqu'à Chang Saen, dans le Nord de la Thaïlande. Ayant péniblement tâché d’obtenir des informations valables sur le sujet, je me suis lancée un peu au petit bonheur la chance, jusqu'à Jing Hong, la capitale du Xishuangbanna, dans un premier temps, puis jusqu’au fin fond de la Chine du Sud, le port le plus méridional qu’on ait pu inventer sur cette partie chinoise du Mékong, le point, à vrai dire, où celui-ci change de nom, de Lang Cang River, à Mékong… Guan Lei est le nom de ce charmant port de pêche, où l’on ne pêche pas grand-chose il faut dire, si ce n’est des containers et des caisses en polystyrène. « Guan » veut dire fermé, et « Lei », fatigué, mais là encore je ne voudrais pas accorder trop de crédit à mon imagination pour l’explication sémantique de ce joyau de la jungle sino-birmane…

Fermée et fatiguée, c’était plutôt l’état dans lequel j’étais moi-même, car dans un autre état d’esprit, Guan Lei aurait été le genre d’endroit où j’aurais adoré passer plusieurs semaines, un endroit du bout du monde, où l’on se demande ce qui peut amener certains à vivre, où les âmes qui tournent ensemble chaque jour au rythme de la vie quotidienne pourraient être tombées là comme des graines un peu lourdes dans un sac de bulles ou de paillettes, des résidus agglutinés au fond de la poche, quand le reste se passe en haut, au Milieu, dans la foule active du grand Empire. Des poussières d’aimants, sinon, attirées par des frontières de métal, collées là comme des poissons contre la vitre d’un aquarium. En tout cas il n’y a plus rien derrière la limite, le fleuve marque la fin, et le long du fleuve il faut vivre, installer une rue ou deux, quelques palmiers nains pour une illusion d’ombre l’après-midi, un marché miniature où s’étalent les habituels abats et les bassines fleuries, des restaurants comme toujours trop nombreux, pour pouvoir entre soi changer ses habitudes…

Guan Lei est peut-être l’un des rares endroits en Chine où les habitants se connaissent tous entre eux. Si un étranger débarque, il n’a pas besoin d’être blonde, seule et femme pour être repéré. Si par hasard il cumule par ailleurs ces trois caractéristiques, alors c’est gagné, dans la poche, il devient la source d’occupation des regards, l’objet pratique pour rafraîchir un peu les yeux et les conversations, l’objet marchant et respirant peu identifié.

A Guan Lei j’ai eu l’occasion de pratiquer mon chinois, mon « putong hua » version école de Pékin, avec des chauffeurs de camions et des marins, ces deux populations se rencontrant en ce point, sous le soleil très exactement, le matin à quai pour transférer les caisses, à la chaine, des barges aux poids lourds et vice-versa, et le soir sur les rivages d’un verre de bière, chantant parfois tard dans la nuit sous les écrans des karaokés dissimulés aux coins des rues… Trois d’entre eux m’ont tirée d’une solitude légèrement pesante en m’invitant à dîner le deuxième soir ; ils se relayaient au volant d’un camion de piments thaï, jusqu'à Chong Qing dans le Sichuan. J’ai regardé avec fascination, les matins, ces échanges de marchandises sur les bords du quai flambant neuf, une portion bétonnée de frais du Mékong, grandiose volée d’escalier jusque sur cette rive encore torrentielle ; le fleuve est étroit et fougueux à cette latitude. Et en face, c’est la jungle, à portée de bras semble-t-il, c’est la Birmanie, une touffe épaisse de foret sous la brume, un mur derrière lequel, peut-être, chantent des lumières et des foules colorées, mais là encore seule l’imagination peut prétendre secouer l’âme embusquée sur la rive, la brume qui dort là jusque tard dans la matinée…

Pourquoi venir jusqu'à Guan Lei, en minibus pas tout à fait 4x4, à travers la forêt et les plantations de thé et de bananiers, en retenant contre ses genoux une famille entière en tenue, comme on dit, minoritairement ethnique, montée en cours de route car après tout, on respirait un peu trop bien dans cet habitacle sous exploité spatialement parlant ?... Par espoir d’y pouvoir embarquer sur l’un de ces cargos, et de descendre le Mékong à petite vapeur, deux jours jusqu’en Thaïlande…

Espoir déçu, car les temps ont changé, on parcourt désormais cette portion du fleuve en 4x4 nautique : obligation d’embarquer sur une vedette, mouette blanche qui surgit là deux fois par semaine, en provenance de Jing Hong (j’aurais donc pu malencontreusement rater la visite de Guan Lei…). Guan Lei vous dit au revoir du haut de ses berges majestueusement bétonnées, flanquées à gauche du bâtiment des douanes, à droite de l’Amirauté, deux magnifiques spécimens d’architecture cubesque rehaussés de pseudo-toits triangulaires xishuangbannesques. Quand il finit par vous dire au revoir, car les adieux prennent parfois plus de temps que prévu, ou qu’espéré : si le bateau arrive un peu tard, ou si par exemple l’un des passagers de Jing Hong a quelques problèmes côté passeport, ou les deux à la fois car après tout nul ne sert de chercher l’explication finale, tout le monde est invité, après une matinée passée à bord entre soi (dix personnes) et un délicieux repas refroidi dans une barquette de polystyrène, à ré-enjamber trois cargos, remonter à quai et découvrir (ou redécouvrir…) Guan Lei, vie nocturne y compris car la compagnie offre la chambre d’hôtel jusqu’au lendemain matin… On ne parcourt pas le Mékong à n’importe quelle heure, en effet, j’avais déjà expérimenté ça au Laos : c’est départ matinal ou rien, faute d’éclairage autre que galactique…

La vedette avait tout de même l’avantage d’avoir apporté, de Jing Hong, quelques autres objets marchant et respirant faiblement identifiés, la plupart chinois, mais aussi un couple de Canadiens, avec qui j’ai eu la joie de pratiquer mon québécois, et qui ont su apprécier, je crois, mes talents de guide touristique incollable sur Guan Lei.

Tout ça pour ça, quatre jours déjà depuis Kunming, et la voici, la Thaïlande ! Adieux des amiraux de Guan Lei, et bienvenue, côté thaï, d’un immense Bouddha assis sur un char doré et pailleté, souriant, à peine gêné de tant de fastes, quand quelques heures auparavant c’était l’austérité des administrations cubesques et la rouille humide des cargos, puis la sobriété naturelle des maisons laotiennes, dont les toits de palme se confondent dans la forêt, tandis que les sarongs de leurs habitants au bain se fondent dans les eaux du Mékong…

La Thaïlande, c’était soudain les couleurs, les odeurs, la chaleur, les épaules qui redescendent après trois mois de froid congélatoire à Kunming, le rose du coucher de soleil et l’or du Bouddha qui semblaient tout envelopper, donner un goût de guimauve et de coco aux choses, faire étinceler les sourires des gens, faire remonter le mien de je ne sais où, bêtement, à l’intérieur… En une heure j’étais à Chiang Rai, dans un bus bondé certes, mais capitonné de rose, empli d’une musique lancinante, le long des rizières où se reflétait le soleil descendant. La douceur partout, la démarche qui se déhanche naturellement. La Thaïlande…

Je ne savais pas trop ce que je venais faire là cette fois-ci, sauf que j’allais tenter d’étudier la méditation, et retrouver un ami thaï, Silapa, rencontré au Laos six mois plus tôt. Finalement, un mois plus tard, j’ai refranchi la frontière avec quatre semaines de voyage dans les pattes, des kilomètres de bus, de train, de voiture et de taxis collectifs, des maisons grandes ouvertes et des nattes un peu partout pour dormir, des bruits de forêt, des feux de bois sous le ciel étoilé, des douches dans les gares, des heures d’attente et d’observation, des vies fortes et variées, croisées et partagées, parfois le temps d’un sourire, parfois un peu plus…

Je n’ai pas fait d’efforts pour apprendre un mot de thaï, plutôt beaucoup d’efforts pour tenter d’oublier trop de mots de chinois agglutinés dans ma tête, et tout ce qui pouvait polluer avec par la même occasion, pour essayer de pratiquer ce qui pourrait bien être – ça, et non pas un désir hollywoodien de plaire, ni un besoin d’entretenir les clichés pour nourrir la manne touristique – la source de la culture thaï, de ces sourires dont la gratuité nous surprend, de ces corps déliés, de cet art de partager l’espace avec les plantes, et les plats avec les autres, de cette patience qui rejaillit partout, à savoir, l’attention, le « mindfulness » comme dit si bien l’anglais, la présence aux choses, aux gens et aux événements…

Je ne raconterai pas le détail de ce trajet zigzaguant à travers la Thaïlande et sur le chemin tout aussi sinueux de la mindfulness, mais disons, pour faire bref, qu’entre les nuits de train et de bus, il y avait quelques pauses, et que l’une d’entre elles fut un séjour de dix jours dans un monastère, à partager le rythme des moines et les offrandes quotidiennes des villageois, à tacher de pratiquer le mindfulness dix-huit heures par jour, et à veiller à vivre en bonne harmonie avec les grenouilles, les fourmis volantes et les araignées dans la salle de bain.

Parmi les autres techniques éprouvées pour développer le mindfulness, j’ai pratiqué le remplissage manuel de capsules de plantes médicinales, en tailleur sur une natte ou sur un trottoir de Bangkok, la balade nocturne en forêt où il s’agit de garder son sang froid et de ne penser ni aux serpents, ni aux tigres, et encore moins au froid, le trajet en pick-up à deux dans un mètre cube fermé à l’arrière, de 20h à 7h le lendemain matin, avec une pause toute les 30 minutes environ, histoire de ne vraiment pas dormir, de goûter à toute la gamme de snacks et autres boissons exotiques éventuellement disponibles dans le pays, et de prendre le temps de sentir, degré par degré, l’évolution climatique du Nord vers le Sud…

Peu à peu, le brouhaha chinois s’est calmé dans ma tête, j’ai tout de même eu l’occasion de sortir quelques phrases dans le Nord, dans un village peuplé de Hans depuis 50 ans, et également dans la maison de bambou d’une famille, une fois encore, minoritairement ethnique, hameau de femmes perdu dans la foret, où les langues se croisent, et où sur la télévision qui trône dignement au milieu de la cabane tressée, le karaoké se lit en thaï, en mandarin et en birman…

J’ai voyagé un moment, aussi, avec une Chinoise de Malaisie, qui voulait se faire nonne, et que j’ai accompagnée recevoir ses préceptes d’un moine américain, au Nord de Chiang Mai… La Chine n’était jamais trop loin, finalement, et plus j’avançais, plus je me rendais compte à quel point il était intéressant d’être ici un peu plus en voisine, un peu moins en extra-terrestre… Et qu’elle commençait à me manquer, aussi.

Au bout d’un mois, je me suis envolée pour Hanoi, et j’ai pu retrouver mes parents sur une jonque de la Baie d’Halong ! « Voir Halong et y revenir… », disent les Vietnamiens… Je ne savais pas à l’époque, ni une semaine auparavant, que j’aurais la chance de revoir la baie, en tout cas je veux bien que le proverbe tienne ses promesses une nouvelle fois encore… C’était le Têt, le Nouvel An printanier pendant lequel le pays entier fait voyager des arbres en fleurs, à dos de mobylettes, et se congratule sur l’air joyeux (et, pour nous, un peu « j’ai-du-papier-mâché-dans-la-bouche-mais-je-vais-tâcher-de-ne-pas-l’avaler-de-travers ») de « Chuc Mon Nam Moi ! ». J’ai voyagé avec mes parents jusque dans le Sud, le delta du Mékong, dans un rythme un peu plus staccato, un peu moins au pas de l’éléphant, un peu plus sur l’air du saut de puce, mais il semble que, de toute façon, le Vietnam ait en lui-même un tempo différent de ses voisins d’Asie du Sud-Est. Même en finissant par rester, après ce périple d’une semaine du Nord au Sud, huit jours sans bouger au même endroit, je dois dire que la Chine est apparue tout à coup un havre de calme, à l’issue d’un nouveau grand saut de puce en avion, de Saigon à Kunming.

La surprise du moment, c’est que ma mère était de la partie, convaincue de rester huit jours de plus à Saigon, puis de s’envoler avec moi pour Kunming, d’où elle est repartie il y a peu, via Pékin et… le Transsibérien !

Avec elle j’ai redécouvert mon environnement yunnannais, mettant de côté un moment l’apprentissage du chinois, constatant, plutôt, qu’à sédimenter quelque part dans ma tête le temps de ces quelques semaines, il avait fermenté plutôt positivement, et me laissant ré-envahir par ces sons, ces odeurs, ces goûts et ces gens parmi lesquels j’aime décidément beaucoup vivre.

Reprise des cours, signature d’un nouveau contrat pour l’année prochaine, aménagement, enfin, de mon appartement, à présent agrémenté d’un mélange de fausses orchidées thaïlandaises et d’imprimés bariolés chinois. Je constate que je deviens de plus en plus perméable au charme certain des broderies chinoises omniprésentes, qui les premiers temps me chatouillaient désagréablement la vue : je viens même d’investir dans une paire de jeans rebrodée sur les fesses, un atour universel dans le périmètre environnant. La liste des articles introuvables se réduit donc peu à peu ; si l’on sait s’accommoder de certains graphismes, même les pyjamas deviennent envisageables…

Une chose que j’aurais du mal à trouver, et je voudrais profiter de l’opportunité de ce blog et de la ténacité de ceux d’entre vous qui seront arrivés jusqu’ici dans leur lecture, pour faire un appel à contribution, au nom de l’éducation de mes jeunes (et moins jeunes : j’ai ce semestre une classe de professeurs !) étudiants : si vous aviez l’intention, par hasard, de jeter de vieux calendriers illustrés, ou toute image, publicité, tout cliché intriguant ou intéressant, tirés de magazines ou autres, jetez les plutôt dans la boîte aux lettres, avec mon adresse… Les images, dont nous sommes saturés en Occident, sont encore une denrée un peu plus rare ici, et j’ai pu tirer l’autre jour un cours bien intéressant, d’un vieux calendrier Norman Rockwell prêté par un collègue…

Je me demande d’ailleurs si ce plaisir, bien connu chez nous et bien mis en pratique par un Norman Rockwell entre autres, de tirer des images de la vie quotidienne, est une pratique aussi développée ici que chez nous… Prenez un Occidental en voyage : il va mitrailler de son appareil photo tout ce qu’il peut de scènes quotidiennes, au risque de surprendre un tant soit peu l’autochtone occupé à vendre sa soupe ordinaire, à fumer sa pipe ou à faire pipi. Le Chinois, lui, prendra plus volontiers une scène posée, organisée pour l’occasion, moins soucieux peut-être de fixer l’instant présent, de saisir le passé sur du papier glacé, que de faire valoir la notion de groupe ou d’amitié.

Pour ne pas faillir à ce devoir de témoignage, tout comme aux lois de l’amitié, j’ai pris récemment quelques photos, que je tâcherai à l’occasion d’uploader sur ce blog, d’un weekend end intéressant que j’ai eu l’occasion de passer dans une famille à la campagne, chez les parents de l’une des professeurs de l’école. C’était la fête de Qing Ming, fête des ancêtres, à l’occasion de laquelle les familles paysannes rendent un culte sur la tombe ancestrale, au milieu des champs, tuant une poule et cuisinant tout ce qu’elles ont de plus abondant, sur le tumulus changé en buffet campagnard. J’ai pensé alors à mes propres ancêtres, qui sans doute vivaient d’une façon proche des habitants de ce village, il y a quatre ou cinq générations. Chez nous, on dit qu’il faut quatre générations pour construire une fortune et assurer une éducation supérieure à ses descendants. En Chine, je me demande s’il n’en faut pas que deux…

Mon voyage en Thaïlande et au Vietnam semble loin à présent, mais néanmoins chaque jour j’ai l’occasion de pratiquer cette notion méditée là-bas, et bien intégrée, sans doute, sur cette partie du globe terrestre, à savoir l’impermanence de toute chose… La rue et le quartier où je vis en sont une incroyable illustration, les changements vont plus vite que les clics et déclics d’un appareil photo, et c’est à se demander si, pour espérer en fixer quoi que ce soit, il ne va pas falloir bientôt s’en remettre à l’imagination, qui seule, peut-être, peut prétendre galoper plus vite que la matière…

En attendant, je resterai très prosaïque, et continuerai à me délecter de mon cocktail quotidien, de sabots remuant la poussière, colonies de camions espérant, qui sait, démonter un jour la montagne, vendeuses d’ananas ôtant patiemment, à la chaîne et en vrille, les yeux noirs sur leurs ballons jaunes, grands-mères en tabliers bleus du Yunnan, étudiants en rayures et à pois, tâchant d’imiter je ne sais quel héros de manga, mi-Hello Kitty, mi-Marilyn Manson, et un peu plus loin, à Kunming, néons haut dans le ciel, vélos sur terre, calme ballet des motos électriques, et calme ruée dans les boutiques… Calme, calme vie finalement, dans laquelle j’ai tout le loisir de réinjecter parfois mon bruit personnel et occidental, à coup de hip hop et de Madonna, comptant bien obtenir, de ce mélange pas toujours explicable, un middle way de quelque sorte…


 

Posted by Pauline at 07:47:33 | Permanent Link | Comments (7) |